Si la plupart d’entre vous n’est pas sans savoir que l’industrie du textile a de terribles conséquences sur l’Homme - on se souvient encore notamment de l’effondrement de l’usine du Rana Plaza au Bangladesh en 2013 faisant plus de 1.130 morts - certains ne savent pas que celle-ci est également dans le top  3 des industries les plus polluantes au monde.

Mais pour quelles raisons ?

1. Les fibres textiles de nos vêtements, même celles qui sont naturelles !

Il existe trois types de fibres textiles :

  • Les fibres naturelles qui sont directement produites par la nature : coton, cachemire, laine, soie… pour les plus connues.
  • Les fibres dites chimiques qui se composent de fibres artificielles fabriquées à partir de matières premières à l’aide de procédés chimiques et polluants, comme le viscose par exemple, pour ne citer que lui.
  • Les fibres synthétiques fabriquées à partir du pétrole (et oui, nous parlons ici de l’industrie la plus polluante) ou du charbon : élasthanne, polyacrylique, polyester…

Le coton est la fibre naturelle la plus produite au monde mais aussi… la plus polluante ! Pourquoi ? C’est une plante tropicale fragile dont la culture requiert de la chaleur, du soleil, et surtout énormément d'eau. Des conditions qui sont aussi très propices à l’attaque d’insectes, de virus ou de champignons. Pour cela, les cultivateurs de coton sont contraints d’utiliser des quantités importantes de pesticides qui nuisent à la fois à leur santé, mais aussi à l’environnement. La quantité d’eau nécessaire à la culture du coton est énorme ! Selon Greenpeace, il faut en moyenne 2.500 litres d’eau pour la production d’un seul t-shirt et 7.000 litres (ou l’équivalent de 285 douches) d’eau pour celle d’un jean. 

Face à ces conséquences, le coton biologique apparaît comme une alternative juste pour réduire la consommation d’eau et éviter l’utilisation de pesticides. 

2. Les teintures

La majorité des teintures utilisées pour colorer nos vêtements sont chimiques. Également appliquées pour le tannage des cuirs, ces teintures contiennent des métaux lourds comme le chlore. Ce sont donc autant de substances chimiques libérées dans l’environnement et nuisibles pour la santé qui servent à la coloration de nos vêtements, et ce, peu importe la fibre de départ.

3. Le transport

Que ce soit des champs pour aller aux usines d’assemblages, de celles-ci aux étals de vos magasins favoris, le trajet est long et très gourmand en pétrole. Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, un jean peut parcourir jusqu’à 65.000 km entre le champ de coton et la boutique !

4. Le lavage

Comme mentionné dans notre article “Adopter la slow fashion : mode d’emploi”, le lavage de vos vêtements, en plus de les abîmer, requiert une consommation importante en eau et libère des substances chimiques.

Le cycle de vie d’un vêtement, de la récolte des fibres textiles qui la constituent jusqu’à sa confection en passant par le processus de teinture, est finalement très long et ne cesse, à chacune de ses étapes, de produire et d’émettre des éléments polluants et nuisibles à la santé de l’Homme et de notre Planète. Le meilleur moyen de réduire cet impact et de bien être attentif aux vêtements que l'on achète : matières premières, lieux de production, type de teinture, processus de fabrication etc. Et de privilégier des marques qui placent le respect des Hommes et de l'Environnement au coeur de leur stratégie, comme celles que vous pouvez retrouver sur notre eshop.