La diversité des styles et des motifs décoratifs sont époustouflants, les couleurs sont d’une très grande beauté, la texture des étoffes et vêtements est irrésistible. 

En quelques mots, les créations de soie mettent en valeur une matière d’une très grande noblesse.

1. La sériciculture : une origine asiatique

Traditionnellement, la soie a fait son apparition en Chine et fut un secret bien gardé pendant plus de trois millénaires.

La Chine devint alors en situation de monopole dans le commerce de la soie. Les traditionnelles « Route de la soie » se développèrent pour ce commerce, les chemins traversant ainsi l’Asie et l’Europe. La production et le tissage de la soie porte le nom de sériciculture.

Par la suite, le mûrier et son ver à soie firent leur apparition dans l’Empire Byzantin au 6ème siècle tandis qu’ils furent maîtrisés en Sicile au 15ème siècle. En France, c’est la région lyonnaise qui est connue pour les ateliers de soieries, notamment dans les quartiers du vieux Lyon et de Croix-Rousse.

Les pays asiatiques représentent environ 90% de la production de soie mondiale, avec en tête la Chine et l’Inde. Au Cambodge, la visite d’un atelier de fabrication de soie comme celui des Artisans d’Angkor à Siem Reap ou des villages de la soie à Koh Dach permet d’observer l’ensemble du cycle.

La soie bénéficie d’une excellente réputation sur les marchés internationaux. Toutefois, précieuse et rare, elle ne représente que 0,2% de la filière textile.

soie slow fashion sustainable ethical

2. Matière naturelle et processus technique

La soie est une matière textile naturelle dite d’origine animale. A l’inverse du lin ou du coton, d’origine végétale, la soie provient du cocon que fabrique la chenille du bombyx, soit « le ver à soie ».

Arbre indispensable à la sériciculture, le mûrier blanc est un petit arbre dont les feuilles sont l’aliment principale du ver à soie « Bombyx Mori ». Le ver à soie est élevé dans des chambres chauffées appelées magnaneries permettant aux œufs d’éclore.

Depuis l’accouplement des papillons jusqu’au tissage des étoffes, en passant par la phase pendant laquelle les larves écloses, se nourrissent de feuilles de mûrier et grandissent pour tisser leur cocon, la méthode est un jeu de patience.

Les cocons sont exposés au soleil, pour les pays tropicaux, ou dans les chambres chauffées afin de faire mourir la chrysalide avant qu’elle ne perce le cocon (cela rendrait le cocon inutilisable). Enfin les fileuses extraient la gomme naturelle (grès), en plongeant les cocons dans une bassine de cuivre plate et remplie d’eau bouillante. Les fibres servent alors à construire les fils de soie. Précieux, chaque cocon ne produit qu’un seul fil.

Les fils sont ensuite teints, puis embobinés sur des ensouples pour les fils de chaîne, ou sur des bobines pour les fils de trame. Les techniques de teinture industrielles ou naturelles dépendent des lieux de production. Il est possible de mettre à profit les ressources végétales des pays par l’utilisation de plantes diverses. Les copeaux de bois, les feuilles de tamarinier ou encore l’écorce de prahout (au Cambodge) sont des produits naturels présents sur les Terres d’Asie du Sud-Est.

soie slow fashion sustainable ethical

3. Les propriétés uniques de la soie, matière durable

Résistant et isolant, le fil de soie est un fil continu d’une solidité excellente.
Légère, rare, somptueuse, et épatante, la soie représente le luxe et la distinction. C’est ainsi qu’elle porte le nom de Reine des tissus.

Hypoallergénique et dermo- protectrice, la soie contient des albumens cellulaires naturels qui permettent d’accélérer le métabolisme des cellules de la peau. Ennemis des acariens, moisissures et autres champignons, ces insectes resteront loin de vos tissus et feront le bonheur des personnes allergiques ou asthmatique.
Matière aux propriétés exceptionnelles, elle permet de maintenir la température du corps. Isothermique, elle préserve ainsi la chaleur en hiver tout en gardant la fraicheur l’été.

Douce et légère, la soie est un tissu autant respirant que durable.