Teintures végétales et teintures naturelles sont aujourd’hui mises en lumière et valorisées dans le cadre du développement de la mode responsable et durable. Alors que l’industrie de la mode, reconnue comme l’une des plus polluantes au monde, commence à se transformer, l’utilisation des agents de coloration chimiques pour la plupart est de plus en plus laissée de côté. Mais alors, quelles sont les alternatives à ces produits aussi chimiques que dangereux ?

Teintures végétales : les plantes au service de la couleur 

Cultivées jadis par nos ancêtres, les plantes tinctoriales offrent une palette de couleurs variées pour les teintures. Racines, feuilles, écorces ou encore bois contiennent pour la plupart des agents pouvant former une matière colorante. Diverse et variée, la biodiversité de notre planète nous offre une large sélection d’options. Chaque pays et chaque région du monde bénéficient de leurs propres spécialités et les différents peuples, ont depuis longtemps valorisé les qualités de ces produits. Mais ne vous m’éprenez pas, une plante rouge ne donnera pas automatique une teinture rouge.

Teintures naturelles : le pouvoir des colorants végétaux

C’est également à travers l’utilisation de pigments végétaux que les teintures sont aujourd’hui réalisées. Ce retour aux sources n’en reste pas moins couteux puisqu’il est en moyenne 10 à 100 fois plus cher que le colorant de synthèse. Mais unique avant tout, le colorant végétal est aujourd’hui grandement reconsidéré par les créateurs et les designers mais également par les grandes industries.

Un mode de préparation millimétré

Les amateurs et les utilisateurs de teintures naturelles se transformeront bientôt en véritables ingénieurs et créateurs. En effet, les concentrations et les préparations d’un végétal ainsi infinies soient-elles offrent une infinité de nuances à leurs préparateurs.

  • L’infusion utilisée pour les racines, écorces et bois en les faisant bouillir à l’air libre.
  • La décoction consiste à plonger la matière dans de l’eau préalablement chauffée et à laisser agir pour laisser ressortir les sucs.
  • La macération.

En parallèle, le tissu doit également être préparé afin de pouvoir accueillir la nouvelle teinture. Pour se faire, par le biais du procédé de mordançage et la réunion d’alun et de vinaigre, la couleur de la teinture tiendra au lavage et résistera à la lumière.

Un arc en ciel de couleurs

Rouge, jaune, vert, bleu, sont les coloris valorisés pour décorer vos tissus favoris.

Alors que la teinte bleutée de l’indigo est surement l’une des plus connue, c’est la chlorophylle qui domine dans le domaine du vert. La source la plus connue du rouge est celle conférée par la garance ; mais la palette de choix de pigments reste toutefois bien plus large : de l’aspérule au carthame en passant par le prunelier, vous pouvez également retrouver l’orseille et le galet et vous transformer en véritable botaniste.

N’oublions pas également la couleur jaune concoctée à partir de l’ajonc, du dhalia ou encore du sumac ; et dont les teintes peuvent également s’agrandir autour de l’ocre, du brun et du roux grâce au bouleau et au noyer.

Parfois complexe et couteuses à réaliser, ces nouvelles teintures demeurent toutefois aussi primordiales que fondamentales dans le développement d’une mode durable et responsable, moins polluante et toxique.