Jean ou Denim, cet habit reste un incontournable de la garde-robe tant masculine que féminine. Intemporelle et ayant traversé les années, aussi claire que foncée, proposant différentes nuances et formes, c’est une matière reconnue pour être confortable, résistante et tendance.

Initialement utilisé par les esclaves dans les champs de coton, et réputé pour permettre de se protéger de la boue et de réaliser de durs travaux, le Jean a su évoluer avec la société.

Jean et denim : des synonymes aux nombreuses propriétés

Symbole des Etats-Unis et notamment de la période des cow-boys, c’est sur le territoire américain qu’est née la célèbre marque connue de tous aujourd’hui Levi’s Strauss, du nom de son créateur bavarois ayant émigré aux Etats-Unis pour profiter de ce marché florissant et porteur. A l’inverse, le denim tire ses origines de l’Europe, près de Nîmes.

Solide, le jean est composé de fil de coton d’une part et de fil de lin ou de laine d’autre part. Souvent considérés comme identiques et synonymes, le jean et le denim sont toutefois légèrement différents. En effet, la toile du denim, est composée uniquement de fils de coton et est réputée plus douce que celle du Jean.

Par ailleurs, si la teinture des fils de coton monochrome est réalisée avant le tissage pour le jean, le denim est quant à lui composé de fil de trame et de chaine, de couleurs différentes. C’est ainsi ce qui explique le délavage marqué sur les Denim à l’inverse du Jean.

Un impact environnemental marqué

Si le jean est universel, il reste néanmoins un vêtement reconnu comme polluant. En effet, peu économe en eau, la technique du sablage est l’une des plus toxiques. Colorants, pesticides, produits aussi chimiques que toxiques ou encore puissants détergents, ne sont que des illustrations de ce combo affolant.

De la culture des fibres au filage, en passant par la confection et la distribution, la production d’un jean a de forts impacts sur l’acidification des terres, l’eutrophisation des cours d’eau ; l’occupation des terres agricoles et des espaces urbains, l’utilisation des ressources (eau et fossiles notamment).

Enfin, filature, teinture, entretien et fin, sans compter les autres étapes du cycle de vie du jean, démontrent que votre tissu favori peut parcourir jusqu’à 65 000 km, et générer … plusieurs centaines de kilos de gaz à effet de serre.

Outre sa fabrication, l’utilisation du jean peut également s’avérer polluante. En effet, le jean n’a pas besoin d’être lavé à chaque fois, et il peut être porté entre 5 et 10 fois avant de tourner en machine à laver. Si le 100% coton supporte les hautes températures, les nouvelles matières stretch ne devront pas dépasser 30 degrés, et il est également possible de laver votre vêtement préféré à froid.

Une filière toutefois responsabilisée

Face aux abus de la surconsommation, et à la prise de conscience générale liée aux pollutions générées par l’industrie textile, il n’est plus rare de voir de nouvelles marques engagées. Ainsi, l’émergence de tissus bios et recyclés est apparue tandis que les conditions de travail des ouvriers de ces filières ne sont plus laissées de côté.

La révolution verte du jean s’accélère et s’adapte ainsi aux exigences des nouvelles générations. Cette filière de plus en plus engagée tend à perdurer ; mais il est sûr que son futur sera quelque peu transformé.

Plus écologique, et plus responsable, le jean sera également plus éthique.

Article par Mathilde Vasseur
Pic : Xenia Adonts