Alors que la crise sanitaire 2020 a mis en avant les « Makers », également appelés bricoleurs 3.0 et devenus une véritable force de production nationale, elle a également rappelé l’existence d’un concept, celui du Do It Yourself DIY.

Do It Yourself, un phénomène connu

Traduction de l’anglais et synonyme de « Fais le Toi-même », le Do It Yourself a émergé il y a quelques années.

Véritable philosophie, c’est avant tout un état d’esprit, une façon de faire et de voir les choses. Si le phénomène concerne tous les domaines : des arts (peinture, bricolage) à la cuisine, il ne laisse pas à part la confection (broderie, tricot et même production).

Symbole d’une manière différente de consommer, cette pratique permet de découvrir une à une chaque étape de fabrication d’un objet. Elle permet de faire une véritable « pause moderne » en s’émancipant de la surconsommation et de la fast-fashion, et de se rendre compte du temps à consacrer pour réaliser ses produits préférés. Nécessitant beaucoup de patience, c’est également la possibilité de se changer les idées et d’être fier de soi lors de la découverte du rendu final. Enfin, cette méthode contribue également au développement personnel des individus : s’ils se découvrent, se dépassent et se surpassent, ils apprennent également de nouvelles choses et des pratiques du quotidien.

Le Do It Yourself, c’est une véritable communauté – comme le montre le site DIY – mais c’est aussi une pratique responsable.

Do It Yourself, une pratique responsable

Si le Do It Yourself permet de se rencontrer et de s’adonner à des activités manuelles et créatives, le fait-main s’inscrit également dans la vague du développement durable incitant au recyclage, à la récupération, à l’optimisation et bien sûr à la fabrication.

Véritable geste écologique, la fabrication soi-même d’un objet ou d’un vêtement permet de s’entourer d’objets plus naturels, et sains. C’est également la possibilité d’améliorer la qualité et réduire la pollution durant la fabrication ou en évitant leur transport.

Utilisant des matières premières simples et authentiques, le Do It Yourself met en lumière une consommation plus responsable. Privilégiant la qualité, les confectionneurs d’aujourd’hui se soucient de la provenance des matériaux, des conditions de fabrication et n’achètent surtout que le nécessaire pour leur production. Enfin, le Do It Yourself s’inscrit également dans la durée en allongeant la vie des objets réalisés et en s’émancipant alors du cercle vicieux de la surconsommation. 

Do It Yourself, une pratique variée

Le Do It Yourself, ne saurait se résumer à l’unique fabrication et implique une pluralité d’innovations.

Tout d’abord, l’upcycling également connu comme « recyclage par le haut » entre totalement dans la catégorie du Do It Yourself et vise à récupérer des objets afin de les transformer et leur donner un nouvel usage. Mais le Do It Yourself, c’est également le fait de customiser, c’est-à-dire d’ajouter sa touche personnelle à un objet dans le but de se démarquer.

De plus, le Do It Yourself est le symbole de la création dans tous les domaines, de la cuisine au bricolage en passant par l’événementiel. Décorations, invitations et autres réalisations passent désormais entre les mains de ces nouveaux talents et permettent en plus, de faire des économies.

Enfin, le Do It Green, pourrait être présenté comme le petit dernier de la tendance, dès lors que le bio-écolo s’immisce dans la création. Préparer ses propres produits de beauté, re-décorer son intérieur, réaliser ses produits d’entretien, tout ce qui permet de prendre soin de la planète est ajouté à cette catégorie.

Après ce joli tableau, il est temps de révéler la part cachée de votre créativité, et pourquoi pas de rejoindre une nouvelle communauté !

 

Article par Mathilde Vasseur